Au programme aujourd’hui. L’avenir du Sahara occidental au centre d’une rencontre à Genève

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Un conflit vieux de quarante ans

Le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental [Minurso] a été renouvelé le 31 octobre pour une période de six mois. Sous la pression des États-Unis, ce mandat, annuellement renouvelé depuis 1991, n’a été reconduit en avril 2018 que pour six mois. Fin octobre il a été prolongé d’encore six mois. Une nouvelle donne dont doit tenir compte l’envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Horst Köhler, nommé en août 2017. En septembre 2018 il a convié les différentes parties impliquées – le Polisario, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie – à se réunir à Genève les 5 et 6 décembre afin de relancer des pourparlers bloqués depuis 2012 pour trouver une solution à ce conflit qui dure depuis plus de 40 ans.

Ancienne colonie espagnole, le territoire du Sahara occidental est revendiqué par le Maroc et par le Front Polisario depuis le départ des Espagnols en 1975. Le 6 novembre 1975, le roi Hassan II organise une marche pacifique appelée la “Marche verte”, près de 350 000 personnes partent du Maroc et entrent sur le territoire qu’elles considèrent comme les Provinces du sud. Le Front Polisario, mouvement politique et armé formé en 1973, a créé en exil, le 27 février 1976 le gouvernement sahraoui proclamant la République arabe sahraouie démocratique (RASD). La fin de la lutte armée entre le Maroc et les Sahraouis a été signée en 1991 sous l’égide des Nations unies et placée sous surveillance de la Minurso. Cette mission est également chargée de surveiller les préparatifs pour un référendum sur le statut final du Sahara occidental. Mais ce vote n’a jamais pu avoir lieu car il se heurte à la mise en place des listes électorales. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, lutte pour une indépendance totale et réclame la tenue d’un référendum d’autodétermination pour lequel seuls les résidents recensés en 1974 et leurs descendants peuvent voter. Alors que le Maroc, favorable à un statut d’autonomie dans le cadre de la souveraineté du royaume, souhaite élargir le vote aux Marocains qu’il encourage à s’installer dans ce territoire.